Lundi, 2 juillet 2007
Lundi matin.
Après l'orage. Le monde a repris sa rotation. Sans moi. J'ai dit à la fille
du café, celle qui s'est exclamée l'autre matin: «Ouaaa, vous êtes trop
classe!», qu'une semaine commencée à son comptoir ne peut pas être
mauvaise. Sans conséquence. Je ne sais rien du temps à venir. Personne ne sait.
Il y aurait quelque part un grand livre où tout serait écrit d'avance, que nous
perdrions l'entier de la responsabilité de nos actes. Plus de bourreaux, plus de
héros. Plus de Karl Otto Koch et plus d'Elie Wiesel. Plus de petitesse et plus
de grandeur. Plus qu'une Destinée implaccable qui ferait des uns les Princes et
des autres les mendiants.
Continuer à lire "Juste le temps de se laisser éblouir."
Jeudi, 28 juin 2007
Le noir et l’oubli, un
profond sommeil, des ténèbres pour sombrer. L’étrange sensation qu’il y
a une inconscience qui rapproche, nous relie. Et puis à l’aube, la
douceur des larmes de l’éveil, du sommeil plein les yeux. Les rêves je
ne sais pas, presque jamais je ne m’en souviens. D’autres songes qui
reviennent, une étrange nostalgie. Le cirque, nos applaudissements,
notre crainte que les acrobates dégringolent... Au fait, n’était-ce pas
nous qui dégringolions? Qu’est-ce qu’on cherchait au bout de notre nuit?
Continuer à lire "L'abîme d'entre les étoiles."
Dimanche, 3 juin 2007
Je reviens de soulever le plus de fonte que je pouvais. Pour tenter d’oublier que ces jours derniers tu ne m’as pas quitté. Invisible. Dans d’autres bras, d’autres rires, sur d’autres lèvres.
Continuer à lire "Et puis pour encore mille ans."
Jeudi, 24 mai 2007
Encore chaviré. Le cœur au bord des yeux. Marqué de l’éternité de ces dernières soixante-douze heures. De l’empreinte que tu me laisses. De tes larmes et de tes mots au cœur de la nuit.
Continuer à lire "Dans le noir, ta main pour tirer sur moi la couverture."
Mardi, 24 avril 2007
Les
heures s’écoulent, régulières, comme défilerait le papier d’un orgue de
barbarie. Les perforations faites, ne reste qu’à espérer que ma musique soit la
bonne, qu’il n’y ait pas de fausse note.
Continuer à lire "Jours d’attente."
Dimanche, 15 avril 2007
 L’Ange de ce matin là était noir, imposant. Il portait la livrée et le chapeau un peu désuet des portiers de grands hôtels. Je l’ai bien vu, du coin de l’œil, qui nous souriait, quand on s’est embrassés sur le trottoir.
Continuer à lire "Quelques lignes dont je ne t'avouerai jamais qu'elles parlent de toi."
Lundi, 2 avril 2007
Dans leurs vaisseaux spatiaux, les héros
d’Asimov n’allaient ni aussi vite, ni aussi loin que je n’ai été projeté ces
jours derniers. Ce fut une plongée abyssale et vertigineuse où j’ai presque
perdu le souffle, un voyage entre deux univers sans interactions, à peine
entrevus. Et qui pourtant, l’un et l’autre, m’ont empli de tristesse.
Continuer à lire "Tu t’es occupée de tous; mais qui y a-t- il pour prendre soin de toi ?"
Lundi, 26 mars 2007
A sept-mille mètres, juste au-dessus des brumes printanières, éblouis de blancheur, tu m’as dit que ce serait bien de rester là toujours.
Continuer à lire "Una notte a Lugano."
Dimanche, 11 mars 2007
Quand je suis entré dans la grande salle à moitié vide et baignée du soleil de ce samedi matin, il y a eu le sourire de Maude pour m'empêcher de tomber. Me faire atterrir. Ce sourire énergique auquel il serait bien difficile de vouloir dissimuler quoi que ce soit. J'étais fatigué, je me sentais soudain seul, presque l'envie de sangloter. Je lui ai dit:
Continuer à lire "Una Notte a Napoli."
Samedi, 3 mars 2007
 Dans l'après-midi, après le déjeuner, je me suis endormi, la tête au soleil. Un peu ébloui peut-être, mais qu'importe. Un brûlant soleil de février, je crois bien qu ça n'existe pas. Alors, autant profiter de chaque rayon de celui-ci. On établira plus tard sa réalité.
Continuer à lire "LX22"
Dimanche, 4 février 2007
 Le tapotis de la pluie sur le toit de chaume. Qui se fond au ressac. Peu avant la nuit. Qui s'en vient toujours très tôt. Sous l'équateur. L'île comme désertée. Troublée seulement par le cri d'un oiseau inconnu et invisible. Sans un pas sur le blanc du sable. Si fin que l'on pourrait croire à un artifice.
Continuer à lire "Fonimaghoodhoo."
Vendredi, 15 décembre 2006
Et puis des jours de brume. Pour tout estomper. Les arrêtes trop vives des immeubles de béton. Les couleurs trop intenses. Les souvenirs. Lumineux. Les visages sans expression. Des inconnus. Au matin naissant. Dans le froid pénétrant de cette nappe dense qui semble ne jamais devoir quitter la ville. De passage. Lui coller tant et tant encore que c'en est devenu sujet de plaisanterie.
Continuer à lire "Te regarder droit dans les cieux."
Samedi, 9 décembre 2006
Celui qu'avant hier j'étais encore m'aurait envié sans doute.
De mes mercredis à regarder le Parc s'éveiller derrière les double fenêtres. Les ouvriers en cirés jaunes. Sous la pluie. Tandis que l'odeur du café envahit mes combles. De mes kilomètres à me rendormir dans un fauteuil de cuir. De première classe. De ce bureau trop grand où rien ne vient troubler ma réflexion.
Continuer à lire "Celui qu'avant hier j'étais encore m'aurait envié sans doute."
Mardi, 9 mai 2006
Dans le calme de la chambre d’hôpital, il y a eu un demi-sourire, goguenard. Pour me demander que âge j’aurais. Mardi. J’ai répondu « Trente six ans ! ». Le sourire m’a dit « C’est ta jeunesse qui s’en va !».
Continuer à lire "Le chemin parcouru."
Mardi, 2 mai 2006
J’y suis encore. Au soleil sur le banc. Avec
les chats paresseux qui m’observent en étranger, et les fleurs dans leurs pots
de terre. Devant les pierres de la maison. A flanc de coteau parmi les oliviers
et les herbes folles. A tenter de m’imprégner de l’esprit des lieux. A essayer
de saisir au vol les rapports entre les êtres. A prendre la mesure du temps
comme il s’est arrêté. Là bas.
Continuer à lire "Au soleil sur le banc."
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Commentaires
Bonjour Ami, pensée émue d'u n paysage hivernal. la n [...]
Bientôt il commencerait et je n'en savais rien encore. [...]
Voyage dans les cieux.
Oui, puisque je cite la chanso n en fin de billet :-) M [...]
Una notte a napoli : en référe nce à Pink Martini ? [...]
Tout va bien Cléomède, merci : -) J'écris toujours, mai [...]
Tu n'écris plus? C'est dommag e, j'espère que tout va [...]
Il s'écrit en silence, dans le secret de ma vie... Et [...]
Ou est le magnifique texte "Ro se" que j'avais eu le bo [...]
Rose, il n'y a pas de raison q ue nous ne correspondion [...]
Je ne crois pas au hasard. Je suis à peu près certaine [...]
Tombé est le juste mot! Par es sence ou par vocation, j [...]
J'adore tes écrits m'emportent . Tu es un Ange tombé du [...]
Plaisir de vous retrouver! J'y songerai lorsque j'aura [...]
Bonsoir. Voici un beau text e, une vraie poésie en p [...]
Chouette vie aussi ;-) Intense . Parfois jusqu'aux larmes.
Chouette texte. :-)
Merci Cléomède! Ils me servent à ne pas oublier les s [...]
Moi aussi j'aime beaucoup tes écrits et tes titres. [...]
Tu avais pourtant plein de lec teurs et surtout des lec [...]
Heureusement qu'il n'y a que v ous et moi pour lire ce [...]
Un clin d'oeil de passage, un sourire à la lecture de [...]
Quand j'y songe, c'est bien mo i qui suis allé me perdr [...]
Ces 2 textes sont magnifiques, merci pour tout ce qu [...]
Mais non ,mais non ! ( là ,pet ite révérence et grand s [...]