Lundi, 2 juillet 2007
Lundi matin.
Après l'orage. Le monde a repris sa rotation. Sans moi. J'ai dit à la fille
du café, celle qui s'est exclamée l'autre matin: «Ouaaa, vous êtes trop
classe!», qu'une semaine commencée à son comptoir ne peut pas être
mauvaise. Sans conséquence. Je ne sais rien du temps à venir. Personne ne sait.
Il y aurait quelque part un grand livre où tout serait écrit d'avance, que nous
perdrions l'entier de la responsabilité de nos actes. Plus de bourreaux, plus de
héros. Plus de Karl Otto Koch et plus d'Elie Wiesel. Plus de petitesse et plus
de grandeur. Plus qu'une Destinée implaccable qui ferait des uns les Princes et
des autres les mendiants.
Continuer à lire "Juste le temps de se laisser éblouir."
Vendredi, 15 décembre 2006
Et puis des jours de brume. Pour tout estomper. Les arrêtes trop vives des immeubles de béton. Les couleurs trop intenses. Les souvenirs. Lumineux. Les visages sans expression. Des inconnus. Au matin naissant. Dans le froid pénétrant de cette nappe dense qui semble ne jamais devoir quitter la ville. De passage. Lui coller tant et tant encore que c'en est devenu sujet de plaisanterie.
Continuer à lire "Te regarder droit dans les cieux."
Mercredi, 11 janvier 2006
Quand on ne sait pas, il faudrait je crois. Se taire. Ecouter le bruissement des feuilles dans les arbres, ce cœur qui bat, un murmure dans le brouhaha. Ne penser à hier pas plus qu’à demain. Se fier éperdument au vent qui se lève, au sourire qui s’esquisse, à la lueur qui s’approche.
Continuer à lire "Prends ma main."
Dimanche, 1 janvier 2006
[Vis ton rêve!] Ils sont venus. Les jours d’ombre du solstice d’hiver. Quand les lampes électriques allumées en permanence donnent le sentiment de vivre sous terre. Bien loin de la surface, du ciel.
Continuer à lire "Lebe deinen Traum!"
Dimanche, 18 décembre 2005
Centième billet. Par-dessus la cime dégarnie des arbres, plein Est, j’aperçois le drapeau à croix blanche déployé dans le Vent, et plus loin encore, la silhouette incertaine, massive et grise des Alpes qui barrent l’accès au Sud. Quelques flocons tournoient à hauteur de mes fenêtres, paraissant devoir ne jamais atteindre le sol. Suivis par d’autres, de plus en plus nombreux, qui me ramènent aux jours de mars, qu’ils sont loin, d’avant mon printemps romain. Quand dans mon carnet j’écrivais :
Continuer à lire "Ta voix dans le brouhaha."
Dimanche, 4 décembre 2005
La file de voitures embouteillée. Stops allumés dans la nuit pluvieuse. L'asphalte miroitant de taches colorées. L'avenue remontée sur un tapis rouge et brillant qui aurait pu mener à une fête étincelante. Où l’on se serait rendu en ciré jaune, chapeau de pêcheur, plutôt qu’en smoking.
Continuer à lire "Petit éloge de l’immobilité."
Vendredi, 25 novembre 2005
Le réveil bien avant l’aube. Avec sur les lèvres, obsédantes, les quelques notes d’un autres Bob1. Est-ce qu’on peut siffler en dormant ? On peut bien parler ou grincer des dents…
Continuer à lire "Quand reviennent les rêves."
Dimanche, 30 octobre 2005
Gardiens muets, deux flambeaux. A l’entrée du Parc. Des peupliers. Sur un ciel tellement bleu qu’il doit bien exister un autre mot. Pour le décrire.
Continuer à lire "Un peu d’été et d’êtreté."
Mercredi, 26 octobre 2005
J’ai doucement refermé la porte du bureau trois-cent-deux pour suivre les longs couloirs bétonnés. Jusqu’à ma nouvelle vie. Plus modeste certainement. Plus riche sans doute.
Il était deux heures de l’après-midi et j’ai repris mon voyage entre les mondes. Surprenant. Comme s’il n’y avait eu que ce battant à pousser.
Continuer à lire "Bureau 302."
Mercredi, 10 août 2005
L’après-midi de congé. Au bord du lac. Ensoleillé. Rattraper l’été. Encore une fois. Cet étrange été qu’il faut poursuivre. Et que l’on retrouve. A chaque fois.
Continuer à lire "Est-ce qu'on se regarde par-dessus les flots ?"
Vendredi, 29 juillet 2005
C’est étrange et beau de savoir que des hommes ont vécu, ont tout sacrifié parfois, sont morts peut-être, pour quelque chose d’indémontrable.
Continuer à lire "Etre moi simplement, l’être pour toi."
Jeudi, 28 juillet 2005
Il y a des jours où on a envie de ranger. Sa vie. C’est que le temps est venu de descendre à la cave, pour les grands débarras, les vestiges du passé. Tous ces objets inutiles, qu’on n’a pas osé jeter.
Continuer à lire "Un matin avec toi c’est bien plus qu’un trésor."
Mercredi, 27 juillet 2005
C’était un autre été. Des jours de canicule que me rappellent ceux-ci. Des kilomètres en motocyclette sur des routes défoncées. Une vieille femme en noir assise sur le même banc que moi qui m’avait offert une grappe de raisin.
Continuer à lire "Un rêve dans lequel on se rejoint."
Lundi, 25 juillet 2005
Ce samedi, au sortir du parc qui me rappelle Paris, j’ai eu un dernier regard pour toi. De dos.
Au milieu du passage clouté.
Continuer à lire "Laissons danser nos cœurs."
Samedi, 23 juillet 2005
Il vient parfois ce temps des retrouvailles. Comme on ne l’aurait pas imaginé. On aurait eu tort de désespérer. C’est tellement mieux comme ça. Parce que les visages ont changé. Mais nous on est encore là. Complices.
Continuer à lire "Alors, on regarde dans la même direction."
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Commentaires
Voyage dans les cieux.
Oui, puisque je cite la chanso n en fin de billet :-) M [...]
Una notte a napoli : en référe nce à Pink Martini ? [...]
Tout va bien Cléomède, merci : -) J'écris toujours, mai [...]
Tu n'écris plus? C'est dommag e, j'espère que tout va [...]
Il s'écrit en silence, dans le secret de ma vie... Et [...]
Ou est le magnifique texte "Ro se" que j'avais eu le bo [...]
Rose, il n'y a pas de raison q ue nous ne correspondion [...]
Je ne crois pas au hasard. Je suis à peu près certaine [...]
Tombé est le juste mot! Par es sence ou par vocation, j [...]
J'adore tes écrits m'emportent . Tu es un Ange tombé du [...]
Plaisir de vous retrouver! J'y songerai lorsque j'aura [...]
Bonsoir. Voici un beau text e, une vraie poésie en p [...]
Chouette vie aussi ;-) Intense . Parfois jusqu'aux larmes.
Chouette texte. :-)
Merci Cléomède! Ils me servent à ne pas oublier les s [...]
Moi aussi j'aime beaucoup tes écrits et tes titres. [...]
Tu avais pourtant plein de lec teurs et surtout des lec [...]
Heureusement qu'il n'y a que v ous et moi pour lire ce [...]
Un clin d'oeil de passage, un sourire à la lecture de [...]
Quand j'y songe, c'est bien mo i qui suis allé me perdr [...]
Ces 2 textes sont magnifiques, merci pour tout ce qu [...]
Mais non ,mais non ! ( là ,pet ite révérence et grand s [...]
Vous avez bien fait! Et de plu s, vous me faites là un [...]
Bonjour !J'ai osé vous emprunt er un de vos textes magn [...]