Samedi, 3 mars 2007
 Dans l'après-midi, après le déjeuner, je me suis endormi, la tête au soleil. Un peu ébloui peut-être, mais qu'importe. Un brûlant soleil de février, je crois bien qu ça n'existe pas. Alors, autant profiter de chaque rayon de celui-ci. On établira plus tard sa réalité.
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Dimanche, 4 février 2007
 Le tapotis de la pluie sur le toit de chaume. Qui se fond au ressac. Peu avant la nuit. Qui s'en vient toujours très tôt. Sous l'équateur. L'île comme désertée. Troublée seulement par le cri d'un oiseau inconnu et invisible. Sans un pas sur le blanc du sable. Si fin que l'on pourrait croire à un artifice.
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Lundi, 17 janvier 2000
Elle s’habituera peu à peu à désapprendre les gestes quotidiens, à mettre au repassage ou à la vaisselle une tendresse inaccoutumée, et à l’y retrouver, lui, son sourire. Et puis, la nuit venue, longuement, elle regardera les étoiles. (Fin)
Vous pouvez télécharger le texte complet du "Montreur d'étoiles" ici (17.2 ko).
Dimanche, 16 janvier 2000
En début d’après-midi, elle arrivera dans une ville lointaine, une ville triste. Elle montera au cinquième étage d’un vieil immeuble sans ascenseur. La porte sera ouverte. De la fenêtre de la petite chambre, elle pourra voir la longue avenue où passe le tram, et de l’autre côté, les grilles du jardin botanique.
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Samedi, 15 janvier 2000
C’est un peu dérisoire de considérer les sujets qui semblent important, et ceux au cours d’une existence qui ont vraiment de l’importance. C’est presque drôle de voir ces mines sérieuses, de croiser ces gens affairés, d’écouter ces graves déclarations.
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Vendredi, 14 janvier 2000
Ce serait une vie sans dimanches, une existence privée de lendemains. Elle marcherait sur des trottoirs où tout lui parlerait de lui, mais d’où il serait absent. Elle verrait des immeubles qu’il a regardés, mais il ne serait pas là. Des autos passeraient en l’éclaboussant.
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Jeudi, 13 janvier 2000
Elle remonte en voiture et reprend la route. Le but n’a pas d’importance, pas plus que le chemin. Tout ce qui compte cette nuit, c’est la douleur lancinante, une incomplétude profonde, l'impression d'exil, d'être orpheline d'une famille qu'on ne pourra jamais recréer.
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Mercredi, 12 janvier 2000
Au sortir de la ville, elle prend l’autoroute. Il y a peu de circulation. Sur l’autoradio, elle met une cassette. La mélodie est très douce. Chaque fois qu’elle arrive à la fin, elle rembobine et l’écoute à nouveau. Sur un viaduc, elle se range le long de la bande de détresse et elle descend. L’air est glacé. Elle a froid. Tout au fond, elle a froid.
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Mardi, 11 janvier 2000
Il y a tant de choses qu’on oublie. On oublie des promesses, des serments qu’on croyait éternels. On oublie des noms de lieux, des lèvres qui pourtant souriaient. On oublie ceux pour qui, ce pour quoi on avait voulu vivre. On oublie jusqu’à cette première matinée de printemps… Lui, elle voudrait ne jamais l’oublier.
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Lundi, 10 janvier 2000
Elle ne connaîtra plus la douceur de sa main dans la sienne. Elle ne humera plus l’odeur de laine mouillée qu’il rapportait de leurs longues promenades automnales. Elle n’entendra plus résonner la musique grave de ses accents joyeux. Loins leurs fou rires et leurs batailles de coussins. Loin, le marché du dimanche matin au sortir de l’église. Loins, toutes ces choses qui rendaient sa vie belle. Cet été, ils n’iront pas à Venise.
Elle tourne la clef de contact et démarre. (A suivre...)
Dimanche, 9 janvier 2000
Il lui a fallu du temps pour comprendre, je veux dire comprendre vraiment, aux tréfonds de son être qu’il ne viendra plus. Ses jours sont vides de sens, ses gestes quotidiens sont devenus inutiles. Elle a l’impression de vivre sans avancer des heures jamais achevées.Quand elle ouvre la portière de sa petite auto, le plafonnier s’allume. Derrière elle, elle ne laisse rien. (A suivre...)
Samedi, 8 janvier 2000
Dans les flaques, miroirs déformants, se reflètent les réverbères. En passant, les phares des rares voitures éclaboussent les murs d’un éclat trop blanc. De retour chez elle, elle a arraché les cartes postales accrochées au mur, cassé deux ou trois bibelots. Pourquoi lui ? Pourquoi a-t-il fallu qu’il s’en aille ? Sale Dieu ! Et puis elle s’est apaisée. Couchée sur la moquette, les bras en croix, elle aurait voulu ne plus songer à rien, disparaître simplement. (A suivre...)
Vendredi, 7 janvier 2000
Elle se rappelle sa silhouette, un autre jour de novembre, tellement plus beau, tellement plus clair. Il était venu l’attendre à la sortie du cours. Eblouie, elle s’était laissée prendre la main. Il avait dans le regard une lueur espiègle et tranquille, comme pour dire que la vie, ma foi, est un fardeau bien léger lorsqu’on le porte à deux. Il lui parlait doucement de choses sans importances qui venant de lui prenaient une saveur particulière. (A suivre...)
Jeudi, 6 janvier 2000
Elle a marché au hasard des rues. Des gens passaient qu’elle a croisé sans les voir. Ce n’était pas possible, il allait revenir ! Pourtant il a fallu se rendre à l’évidence. Elle s’est assise dans un café, la tête lui tournait un peu. A une table voisine, des amoureux s’embrassaient, plus loin un vieil homme marmonnait, seul. Seule, elle était irrémédiablement seule. (A suivre...)
Mercredi, 5 janvier 2000
Ce soir, en préparant le repas, elle a regardé par la fenêtre les mille lumières de la ville. Quelque part, la sienne n’était pas allumée, elle ne brillerait jamais plus. Comme tant d’autres, avant, qui se sont éteintes alors même qu’on n’y pensait pas, et auxquelles on ne songe plus.
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Commentaires
Voyage dans les cieux.
Oui, puisque je cite la chanso n en fin de billet :-) M [...]
Una notte a napoli : en référe nce à Pink Martini ? [...]
Tout va bien Cléomède, merci : -) J'écris toujours, mai [...]
Tu n'écris plus? C'est dommag e, j'espère que tout va [...]
Il s'écrit en silence, dans le secret de ma vie... Et [...]
Ou est le magnifique texte "Ro se" que j'avais eu le bo [...]
Rose, il n'y a pas de raison q ue nous ne correspondion [...]
Je ne crois pas au hasard. Je suis à peu près certaine [...]
Tombé est le juste mot! Par es sence ou par vocation, j [...]
J'adore tes écrits m'emportent . Tu es un Ange tombé du [...]
Plaisir de vous retrouver! J'y songerai lorsque j'aura [...]
Bonsoir. Voici un beau text e, une vraie poésie en p [...]
Chouette vie aussi ;-) Intense . Parfois jusqu'aux larmes.
Chouette texte. :-)
Merci Cléomède! Ils me servent à ne pas oublier les s [...]
Moi aussi j'aime beaucoup tes écrits et tes titres. [...]
Tu avais pourtant plein de lec teurs et surtout des lec [...]
Heureusement qu'il n'y a que v ous et moi pour lire ce [...]
Un clin d'oeil de passage, un sourire à la lecture de [...]
Quand j'y songe, c'est bien mo i qui suis allé me perdr [...]
Ces 2 textes sont magnifiques, merci pour tout ce qu [...]
Mais non ,mais non ! ( là ,pet ite révérence et grand s [...]
Vous avez bien fait! Et de plu s, vous me faites là un [...]
Bonjour !J'ai osé vous emprunt er un de vos textes magn [...]